Accueilconseils generalistes dessinComprendre les couleurs: la roue chromatique démystifiée

Comprendre les couleurs: la roue chromatique démystifiée

Voici un article qui ravira certainement les peintres et les coloristes en herbe. :) Je tiens à préciser que toutes les techniques de mélange de couleurs présentées dans cet article sont aussi bien utilisables sur des logiciels de dessin comme photoshop, gimp, ou artrage, que dans les techniques traditionnelles comme la peinture à l’huile, l’aquarelle, la peinture acrylique, le pastel gras, etc…

Poser des couleurs réalistes sur le papier (ou sur la tablette graphique) peut sembler difficile, seulement accessible aux plus grands artistes. Pourtant, avec un peu d’observation et de connaissance, on peut déjà très bien s’en sortir. Encore faut-il savoir comment fonctionnent les couleurs, comment les mélanger et comment obtenir une palette intéressante pour notre illustration finale…

la théorie des couleurs pour éviter des couleurs enfantines

une palette colorée plus réaliste et intéressante

Je me souviens de ma toute première colorisation numérique. Je croyais sincèrement que photoshop m’aiderait à utiliser de superbes teintes, et je compris vite que l’outil numérique ne facilitait en rien le processus du choix de la palette de couleurs. Ma première peinture digitale fut donc un échec complet. Moi qui croyais que l’ordinateur allait jouer en ma faveur, ce fut tout à fait l’effet inverse: l’outil numérique ajoute de la complexité à l’utilisation des couleurs! Trop de choix tue le choix! Quand on ne réfléchit pas assez sur les couleurs, on se retrouve très vite dans le cercle vicieux: « l’herbe est verte, le ciel est bleu, le soleil est jaune ».

Je peux vous garantir que même certains professionnels ne savent pas comment utiliser la roue chromatique comme il se doit; entre vous et moi, ce n’est pas très sorcier, encore faut-il se poser cinq minutes, pour réfléchir sur la théorie des couleurs et l’utiliser dans la pratique.

Caractéristiques d’une couleur

Première chose à comprendre: Toute couleur est relative à une autre. Une couleur prise à part n’a aucune signification dans la vie réelle. Pour représenter une scène visuelle, il nous faut au minimum deux couleurs.

Quand vous observez et analysez une couleur, il est important de prendre son temps et de la comparer aux couleurs des alentours.

Hum? c’est quoi cet aplat bleu?

La mer et le ciel?

pas de doute!

Il existe trois caractéristiques relatives à une couleur:

  • La teinte:
La teinte d’une couleur est en fait son emplacement sur le cercle chromatique.
On dit d’une couleur qu’elle est froide ou chaude, comparée à une autre, selon sa position sur la roue. Alors que les couleurs froides parlent de fraîcheur, de calme et /ou d’apaisement, les couleurs chaudes sont associées à la chaleur, au bien-être, au plaisir et à l’énergie positive.
Par exemple, le rouge est une couleur évoquant le courage, la passion, l’amour, ou le danger.
Un autre exemple: l’orange invite à la bonne humeur, au mouvement, à la détente et au plaisir (il n’y a qu’à voir les couleurs que j’ai utilisées pour le blog ^^, hihi).
couleur chaude et froideLe Orange intense est la plus chaude des couleurs.
Le Bleu intense est la plus froide des couleurs.
En dehors de ces couleurs, il ne faut jamais avoir un à priori sur la température d’une couleur car on trouve toujours plus chaud et toujours plus froid.
  • La Valeur: 
Vous ne savez pas ce qu’est une valeur? allez faire un tour sur cet article.
  • L’intensité:
On dit d’une couleur qu’elle est plus intense qu’une autre lorsqu’elle comporte plus de pigments de couleurs. Dans le langage geek, on appelle ça la saturation. Pour rendre une image plus attrayante et moins « flashy » ou « kitsch », il est préférable de temporiser et de laisser se reposer l’oeil, en utilisant des gris colorés plutôt que des couleurs trop intenses.
couleur intense

Le jaune de droite est plus intense que le jaune de gauche

Attention cela dit, car une couleur plus intense qu’une autre n’est pas forcément plus intéressante. Une couleur devient intéressante au contact d’une autre. C’est là que la théorie des couleurs prend tout son sens!

couleur kitsch

les couleurs de ce paysage sont trop intenses et pas assez calibrées à mon goût

meilleur utilisation des couleurs

Les couleurs utilisées ici sont plus calibrées et réalistes. Notez l’utilisation des gris colorés. Les couleurs les plus intenses ont été utilisées pour la ligne d’horizon, le ciel et le soleil, afin de guider le regard et aider la composition.

Analyse d’une couleur

Les questions à se poser pour analyser une couleur et la comparer à une autre sont dans l’ordre chronologique:
  1. Cette couleur est-elle plus chaude ou plus froide que l’autre?
  2. Cette couleur est-elle plus sombre ou plus lumineuse que l’autre?
  3. Cette couleur est-elle plus saturée ou plus terne que l’autre?

Par exemple, je veux comparer les deux couleurs suivantes; le plus simple est de les comparer sur un fond gris neutre, comme ceci:

comparer les couleurs

Comparez ces deux couleurs en vous posant les bonnes questions.

Je peux dorénavant affirmer que:

  1. La couleur A est plus chaude que la couleur B.
  2. La couleur A est plus foncée que la couleur B. (j’ai plissé un peu les yeux pour m’aider)
  3. La couleur A est plus intense que la couleur B. (le gris du fond nous aide à comparer l’intensité des deux)

Comprendre la roue chromatique

La roue chromatique nous aide à visualiser toutes les couleurs reproductibles sur papier ou sur ordinateur et à les associer entre elles afin de constituer une palette de couleur. Commencer une illustration sans avoir trouvé au préalable sa palette de couleur, c’est un peu comme se retrouver en pleine mer avec un bateau sans voile: on ne sait pas trop où l’aventure va se terminer…

La roue chromatique nous permet de faire des recherches rapidement et d’ harmoniser les couleurs entre elles.

trouver sa palette de couleur

cliquez  pour agrandir

On appelle couleurs complémentaires, deux couleurs à l’opposé sur cercle chromatique. Ces couleurs, mélangées en quantités égales, donnent théoriquement du gris. C’est en variant subtilement les quantités de pigments de deux couleurs complémentaires que les peintres obtiennent de superbes gris colorés. Bien sûr, avec les pigments naturels, il est extrêmement difficile, voire impossible d’obtenir un gris pur. Qu’à cela ne tienne, aucun peintre n’a vraiment besoin d’un gris pur, car, rappelez-vous: la perception que l’on a des couleurs dépend des différentes associations que l’on a utilisées.

les couleurs complémentaires

Mélanger les couleurs

Si nous mélangeons deux couleurs ou trois couleurs (etc…), comment pouvons-nous prévoir quelle couleur nous allons obtenir?

  • Mélange de deux couleurs:

La couleur que nous allons obtenir sera à mi-chemin entre les deux si nous les mélangeons en quantités égales, et se déplacera sur la double flèche selon la variation des quantités:

mélanger deux couleurs

mélanger deux couleurs

  •  Mélange de trois couleurs:
Il en va de même pour les mélanges à trois couleurs. Encore une fois, le schéma suivant représente des couleurs mélangées en quantités égales, mais on aurait aussi bien pu faire varier les quantités.
mélanger-trois-couleurs

mélange de trois couleurs à quantités égales

mélange-trois-couleurs-quantite-différentes

mélange de trois couleurs en quantités différentes

NB: Les couleurs obtenues sur ces exemples ne sont pas tout à fait exactes, car les valeurs de mes roues chromatiques ne sont pas tout à fait justes à l’origine, mais je n’ai pas trouvé mieux pour mon article, j’espère que vous aurez compris le principe en tous les cas.

Voilà, avec ces connaissances, vous pourrez maîtriser le mélange des couleurs. Même en travaillant en numérique, il est toujours intéressant de savoir comment cela fonctionne.
Dans un nouvel article, je vous montrerai comment obtenir des palettes harmonieuses pour vos illustrations.

à vos crayons !

Au fait, si tu ne connais pas ma chaîne Youtube, je te conseille d’y faire un tour sur le champ et de t’abonner ici: Apprendre a dessiner

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37 commentaires pour “Comprendre les couleurs: la roue chromatique démystifiée”

  1. Valérie dit :

    Merci pour cet article très intéressant qui va sûrement m’aider car la colorisation pour l’instant c’est vraiment mon point faible !

    • Pit dit :

      Merci Valérie. J’ai pensé à toi en faisant l’article, d’ailleurs les articles sur la colorisation et sur « comment choisir sa palette de couleur » ne devraient plus trop tarder » ;)

  2. Pit dit :

    Huhu. En fait il n’a quasiment plus aucun rapport avec l’article d’origine comme tu peux le voir. Je voulais en parler dans mon blog depuis un moment, tu as juste avancer un peu l’échéance. J’ai d’autres articles qui vont suivre sur le sujet. ;)

  3. Léa dit :

    Je n’arrive pas à interpréter la dernière roue chromatique (mélange de couleurs en quantités différentes)!
    J’ai du mal à comprendre comment tu « doses » les traits pour obtenir la couleur finale… ? :/

    • Pit dit :

      Salut Léa.

      En fait, c’est simple. En pratique il faut procéder à un mélange après l’autre.
      Si tu mélanges une couleur A avec une couleur B, avec un rapport 1/3 de A et 2/3 de B, tu n’as qu’à diviser les segments que j’ai représenté en trois parties égales, et de trouver la couleur résultante selon ton ratio d’origine.
      Si c’est un mélange à trois couleurs, tu prends la couleur résultante de ton premier mélange, et tu appliques la même méthode pour les deux nouvelles couleurs… et ainsi de suite…
      Sur le dernier schéma, j’ai voulu montrer le mélange de 3 couleurs en une seule représentation (ce qui n’a jamais été fait dans aucun bouquin soit dit en passant, huhu), mais je peux comprendre que cette représentation peut être un peu difficile à comprendre sans des explications plus précises.
      Dans l’absolu, mieux vaut mélanger les couleurs les unes après les autres et diviser tes segments selon les quantités de peinture ou de pigments que tu as utilisé (comme pour la peinture à l’huile).

      Je peux faire un schéma et éditer l’article si mes explications sont floues.

      • Léa dit :

        En effet, là tout devient plus clair. Je me demande même comment je suis passée à côté…
        Merci pour les explications !

  4. Cathy dit :

    J’en ai compulsé, des articles sur la roue chromatique…. Certains sont tellement rébarbatifs et compliqués…Celui-ci est de loin le plus clair et le plus complet ! Merci, j’ai beaucoup appris.

  5. LOOPINGGG dit :

    Génial ce petit cour sur les couleurs, j’ai appris pas mal su le sujet
    encore merci.

    un petit lien qui peut aider: http://colorschemedesigner.com/

  6. Camille dit :

    Bonjour, merci beaucoup pour ces explications, qui réveillent quelques vieux cours de dessin de mes années collèges (ça date), certains profs étaient de vrais passionnés et j’aurais du mieux les écouter…

  7. Spritz dit :

    Merci pour cet article !
    Moi qui « crains » de me mettre à la couleur (j’ai conscience d’avoir un très mauvais oeuil pour ça) cela va bien m’aider.

  8. Dasko dit :

    Les couleurs et moi ça fait deux, à part le fait que j’ai, comme tout le monde, ma couleur préférée. Je ne suis pas artisan encore moins peintre mais j’ai déjà été confronté un jour à composer des couleurs afin de créer un truc intéressant. Je veux parler de Tweeter par exemple où on peut élaborer son propre thème à base de couleur. La seule chose dont je peux me rappeler, c’est que je ne m’en suis pas bien sorti. Je crois que ton billet va m’aider à mieux le personnaliser cette fois.
    Merci

  9. Wiss dit :

    Merci, je vais essayer cette option qui m’a l’air pas mal.

  10. Robin dit :

    Bonjour, je me demandais s’il était intéressant d’utiliser Photoshop et d’augmenter l’intensité des couleurs d’une photo afin de mieux percevoir leur nombre.
    Est-ce pratique lorsque l’on veut limiter sa palette de couleur ou me le déconseillez-vous ?

    • Pit dit :

      Bonjour Robin,

      Je le recommande seulement si tu as un problème de perception des couleurs, dans le cas contraire je ne te le conseille pas, surtout si tu veux la palette exacte provenant de ta photo.
      Augmenter la saturation de la photo entière n’a pour ma part aucun intérêt pour limiter sa palette: en saturant ta photo, tu auras tout autant de teintes et ta palette n’aura plus vraiment de consistance. Les gris colorés, qui temporisent si bien une palette risquent de disparaître dans le processus.
      Il est possible cependant d’amplifier la saturation d’une seule couleur à la fois: cela peut être une solution intelligente pour donner de l’intensité à certaines touches, et ainsi attirer le regard.

      • Robin dit :

        Merci des conseils ! Pour ma part, j’utilise des Promarkers, du coup, ma palette est assez limitée contrairement à la peinture où il est plus simple d’y mélanger les couleurs et obtenir des dégradés.

        • Pit dit :

          Cela dit, c’est à toi de restreindre ta palette,et ceci quelque soit ta technique. L’avantage avec l’huile par exemple, c’est que ça ne sèche pas vite si tu n’y ajoutes pas d’oxydant: une fois deux couleurs ajoutées « en dur » (c’est à dire sans mélanger), tu peux fusionner les deux grâce à des coups de pinceaux longitudinaux et délicats, selon la transition que tu souhaites rendre.

    • delestaque dit :

      Pour faire ça, technique que j’utilise, augmenter le contraste, la commande  » contraste / luminosité  » n’est pas la meilleure, il vaut mieux aller soit dans les courbes soit dans les niveaux, c’est ce que je fais.

  11. [...] peut révéler la véritable couleur d’un objet, et de ses ombres. Sans vous refaire toute la théorie des couleurs et des longueurs d’onde, je vous propose de faire un tour sur wikipedia si vous voulez [...]

  12. Michael dit :

    Bonjour,
    je voulais préciser deux choses :

    1. La saturation n’est pas un terme ‘geek’, mais fait bel et bien partie de la théorie des couleurs : il s’agit de l’intensité de la couleur.

    2. Par rapport au mélange des couleurs, il faudrait préciser que les mélanges que vous proposez se basent sur la synthèse additive (pour simplifier : la couleur obtenue sera plus claire). Si vous effectuez vos mélanges avec de la peinture par exemple, la synthèse sera soustractive (le mélange des couleurs primaires donne du noir).

  13. titismi dit :

    Bonsoir,

    Merci pour cet article intéressant qui m’a aidé à choisir le nom de mon dernier tableau.

    Après avoir lu l’article et faire une petite analyse j’ai rendu compte que ce tableau représente une très belle complémentarité, entre les couleurs choisi et le contenu du tableau.

    PS: Je viens de découvrir votre site et grâce à vous j’ai repris le crayon et le pinceau après une rupture de 4 ans!

    Merci à vous Pit!

    Titismi de Tanger

  14. delestaque dit :

    en ce qui concerne cet éternel discours sur la synthèse additive et soustractive, pour moi, il faut connaitre les deux, on pourrait effectivement se demander d’où sortent ces magenta, cyan, pas le jaune puisqu’on le connait.
    on peut vérifier ça sur Photoshop, mais ce n’est pas si facile quand même, les deux sont vérifiables.
    néanmoins, mélanger un rouge et un bleu comme sur la roue chromatique ça fonctionne, on obtient bien une sorte de rose ou magenta
    mais la roue chromatique ne représente pas une théorie additive ?
    on sait quand même qu’il sera difficile d’obtenir une teinte plus claire en additionnant des pigments, sans mettre de blanc.
    mais attention tout de même, ce que les peintres appellent un bleu est en fait plutôt un cyan , le bleu de la synthèse les peintres l’appellent un violet, c’est aussi une grosse question de terminologie.
    et les peintres ne veulent surtout pas entendre parler des synthèses additives et soustractives, pour eux, c’est pratiquement une insulte, presqu’un cas de rupture
    ils admettent tout juste le bleu et le rouge primaires.

    • Pit dit :

      En peinture à l’huile la théorie est biensûr toute autre.
      Mais pour la peinture numérique, ça s’applique vu qu’il n’y a pas de perte et qu’on peut effectuer des mélanges additifs « parfaits ».

      • delestaque dit :

        comment fais tu des mélanges additifs parfaits ?
        comme ceux ci :
        http://i11.servimg.com/u/f11/16/30/05/77/sans-t11.jpg
        parce que normalement, il faut un mode de fusion adapté ainsi que pixeliser les formes à coloriser ?
        que veux tu dire par  » perte  » ?
        encore faut il savoir si c’est important, vu le nombre de nuanciers qu’on a ?

        • Pit dit :

          Par « additif », j’entendais plutôt un mélange entre deux couleurs via le pinceau photoshop, en mode de fusion normal. Je me suis mal exprimé. Je ne l’entendais pas dans le sens purement théorique.
          Par « perte », j’entendais par là que la peinture traditionnelle voit ses limites dans le média en lui-même, car à force de mélanger les pigments on finit par tomber inexorablement sur un gris immonde et ça devient difficile de rattraper le tout lorsqu’on a des tonnes d’huile sur la palette, alors qu’avec un outil tel que photoshop, pas de gâchis, on va droit au but.

  15. delestaque dit :

    Ok, je comprends mieux.
    en ce qui concerne le mélange sur la palette, là aussi je suis bien d’accord, faut y aller molo, forcément, tu finis par faire une boue immonde
    J’ai été toute ma vie dans la photo, alors, le soustractif en photo couleur, c’était la base du métier du tirage couleur
    J’ai eu aussi une expérience dans le domaine de la peinture automobile, là, on rejoint bien sûr le domaine de la peinture d’art, pareil, quand il y a une teinte à rectifier, parce que la base donnée par le fabricant ( Sikkens, Glasso, par exemple ) c’est à dire le mélange des bases, il faut rectifier, et là, crois moi arriver à faire comprendre au peintre qu’il ne faut pas, mais absolument pas passer par le centre de la roue chromatique, sous peine de tout flinguer c’était loin d’être évident, parce que dans l’esprit de beaucoup de gens, tu veux plus foncé il faut mettre du noir = là, c’est fichu !
    on avait beau leur dire qu’il fallait faire le tour de la roue, bien difficile
    Alors pour gâcher un produit horriblement cher qu’est la laque automobile ( genre 100 € le litre ) c’est garanti, et tu te retrouves avec deux litres de peinture, alors qu’un demi godet de pistolet suffisait amplement pour faire un capot par exemple.
    comment conçois tu une couleur avec deux autres au pinceau sous PS, moi, je ne sais pas le faire, mais j’ai surtout utilisé le log en retouche photo ?

    • Pit dit :

      Si tu règles l’opacité de ton pinceau, tu obtiendras une « fusion des couleurs ».
      Imaginons que tu traces un calque en mode normal, un aplat de rouge à 50% d’opacité, et un aplat de bleu à 50% d’opacité, tu obtiendras un violet à 100% d’opacité.
      Un coup de pipette et tu obtiens ta nouvelle nuance.
      Hop, tu la ranges dans ton nuancier et le tour est joué. C’est ce que font la plupart des artistes numériques, ou en tout cas c’est le principe. Après il faut varier la forme des pinceau (plus ou moins « dure » ou plus ou moins « molle »)
      En photographie c’est une toute autre affaire, les modes de fusions entreront forcément en compte, mais il m’est déjà arrivé de retoucher des photos en mode normal (c’est ce qui s’appelle un paintover)

  16. delestaque dit :

    comme je n’ai jamais vraiment fait de colorisations, vu que je ne dessine pas sous PS, c’est vrai que j’ignore pas mal de techniques, j’ai une tablette, mais j’arrive pas à la régler, mais pour le pinceau, je vais esayer tout de suite, pour voir

  17. emaux dit :

    Merci pour votre article qui est très clair.
    Votre blog est une mine d’or

  18. Lionel guitton dit :

    Bonjour

    Sur une image plus haut, vous montrez que du bleu foncé plus du orange donnent du rose. C’est faux s’il s’agit de couleurs pour le papier, comme vous n’hésitez pas à le dire. Je suis désolé. Vérifiez un peu vos propos avant de les publier, s’il vous plait.
    Cordialement. Lionel.

    • Pit dit :

      Vous parlez peut-être de médias comme la peinture à l’huile… le papier n’a rien à voir là-dedans, seules les propriétés des pigments et leurs différentes proportions vont influencer la couleur du mélange final.
      Mon problème ici était de démontrer un concept sur une roue chromatique pas tout à fait correcte, car les valeurs montent trop vite vers le clair, mais au moment de publier l’article je n’avais pas trouvé mieux. C’était simplement pour illustrer la théorie des couleurs.
      Lorsqu’on mélange réellement les couleurs bleu et orange spécifiques ci-dessus, on obtient un rouge/mauve qui tire vers le gris, mais plus foncé que dans mon exemple.
      Encore une fois, mon exemple n’est pas exact mais je n’avais trouvé mieux.

      Sinon oui, le bleu et le orange théoriques « stricts » sont normalement des couleurs complémentaires, elles devraient donner un gris moyen si les pigments sont mélangés en quantités égales.
      Mais je ne vois toujours pas le rapport avec le support dans le cas de pigments opaques…(pour de l’aquarelle je pourrais comprendre à la limite).

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