
Une technique de dessin ne se limite pas au médium utilisé (crayon, encre, peinture, etc.). Le geste, le support et la manière dont les matériaux interagissent sont autant de manières de varier les rendus obtenus. C’est parti pour un tour d’horizon exhaustif des 100 techniques de dessin et de peinture incontournables pour enrichir votre pratique artistique. Des techniques les plus faciles pour dessiner aux procédés les plus créatifs, en passant par les astuces pour produire des effets impressionnants et des conseils pour mêler différents médiums entre eux, vous aurez une idée complète de toutes les manières de peindre ou de dessiner qui s’offrent à vous.
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Chapitres
Chapitre 1
Les techniques de base en dessin
Commençons par les basiques : voici les 7 techniques de dessin et peinture à découvrir en premier lorsque vous décidez d’élargir votre palette de médiums et de rendus. Coût, difficulté, avantages et inconvénients, Apprendre à Dessiner vous accompagne pour faire vos premiers pas avec ces différents outils et techniques.
La meilleure technique pour débuter le dessin : le crayon graphite
- Définition : Le crayon graphite est un outil composé d’une mine de graphite et d’argile, insérée dans un corps en bois ou en plastique (pour le dessin, privilégier le bois). La proportion de ces matériaux détermine la dureté du crayon, classée de 9H (très dur, trait fin et sec) à 9B, voire 12 ou 16B (très tendre, trait gras et foncé). Les crayons H contiennent plus d’argile, tandis que les crayons B, plus chargés en graphite, produisent des traits plus sombres. Parfait intermédiaire, le crayon graphite HB est le bon compromis pour débuter. Au-delà du crayon, les mines en graphite peuvent aussi être utilisées dans un porte-mine.
- Les + : Polyvalent et précis, il permet d’obtenir une large gamme de valeurs et se corrige facilement avec une gomme.
- Les – : Un tracé trop appuyé ou mal maîtrisé peut donner un aspect brouillon, les débutants ont aussi tendance à produire des valeurs peu contrastées.
- Support : papier à grain très fin ou lisse (plus grande maîtrise demandée sur papier très lisse).
- Prix : ★☆☆☆
- Difficulté : ★☆☆☆☆
- Notre avis en bref : Indispensable pour débuter, il permet d’apprendre à structurer un dessin, à travailler les contours (avec la pointe de la mine) et à maîtriser les valeurs (via des aplats faits avec la tranche de la mine) avant d’explorer d’autres médiums. Ce n’est pas pour rien que c’est la seule technique utilisée dans les Bases du Dessin.
Une technique de dessin académique aux multiples atouts : le fusain
- Définition : Le fusain est un outil en carbone végétal disponible sous trois formes : bâton, crayon ou fusain compressé. Le bâton de fusain, issu de bois calciné, produit un tracé velouté et modulable. Le crayon de fusain, gainé de bois, assure plus de précision et limite les salissures. Le fusain compressé, enrichi de liants, produit un noir plus intense et adhère mieux au papier. Utilisé taillé en pointe, sur la tranche ou à plat, il permet d’obtenir des traits fins, des aplats ou des dégradés subtils.
- Les + : Noirs intenses, contrastes marqués, ombrages faciles à travailler.
- Les – : Salissant, fragile, penser à utiliser un fixatif en spray pour ne pas que les dessins s’abîment.
- Support : Papier à grain moyen ou rugueux, qui retient mieux les particules et facilite les passages du clair au foncé. Un papier trop lisse réduit l’adhérence et complique le contrôle du tracé.
- Prix : ★☆☆☆
- Difficulté : ★★☆☆☆
- Notre avis en bref : Parfait pour la pratique du dessin de modèle vivant. Sa souplesse et sa réactivité offrent une liberté totale, mais cette technique de dessin demande un bon contrôle du geste et de la pression.
La technique ultime pour dessiner partout facilement : le stylo à bille
- Définition : Le stylo-bille est un outil d’écriture, mais aussi de dessin. L’encre épaisse et huileuse contenue dans son réservoir s’écoule par gravité. Sa mine est dotée d’une bille rotative qui distribue l’encre sur le papier. Il existe des stylo-billes déclinés dans des multitudes de coloris. Les hachures permettent le mélange de couleurs.
- Les + : Économique, précis, prêt à l’emploi et ne nécessite aucun entretien.
- Les – : Impossible à gommer, variations de débit selon le type d’encre.
- Support : Convient à tout type de papier, avec une meilleure glisse sur un papier lisse.
- Prix : ★☆☆☆
- Difficulté : ★★☆☆☆
- Notre avis en bref : Idéal pour le croquis rapide et l’expérimentation. L’absence de correction impose un tracé plus affirmé, ce qui en fait un excellent outil pour gagner en précision et en confiance. Au stylo-bille plus que jamais, les mouvements fantômes sont vos alliés !
La technique de colorisation préférée des mangakas : le feutre à alcool
- Définition : Le feutre à alcool est un outil de coloration composé d’une encre à base d’alcool et de pigments, idéal pour réaliser des aplats homogènes et de jolis dégradés. Disponible en version à double pointe (fine et biseautée, ou fine et pinceau), il permet un travail précis sur de petites zones comme des remplissages rapides.
- Les + : très large palette de couleurs intenses, superpositions progressives et transitions douces sans traces (à condition d’aller assez vite dans l’exécution).
- Les – : Séchage rapide limitant la correction, risque de bavures, d’abîmer les pointes et de traversement de l’encre sur un papier inadapté.
- Support : Papier spécial feutre à alcool, soit fin (papier layout) soit épais, dans les deux cas peu absorbant et très lisse.
- Prix : ★★★☆☆
- Difficulté : ★★★☆☆
- Notre avis en bref : Référence incontournable en illustration et en concept art. Son maniement exige une bonne gestion des couches et des fondus, ainsi qu’un travail rapide et progressif pour éviter les démarcations.
La technique de peinture la plus utilisée en dessin : l'aquarelle
- Définition : La peinture aquarelle est composée de pigments broyés liés à de la gomme arabique. Elle se dilue à l’eau pour créer des effets de transparence et de fusion. Disponible en godets ou en tubes, elle permet des superpositions subtiles et une grande légèreté dans le rendu.
- Les + : Transparence unique, fluidité des mélanges, rendu lumineux et léger.
- Les – : Séchage rapide rendant les corrections difficiles, gestion de l’eau délicate.
- Support : Papier aquarelle épais (à grain fin, torchon ou satiné), capable d’absorber l’eau sans gondoler. Il existe des papiers aquarelle à base de cellulose et d’autres 100 % coton.
- Prix : ★★★☆☆
- Difficulté : ★★★☆☆ à ★★★★☆ suivant l’approche et le style souhaités
- Notre avis en bref : Technique exigeante, mais idéale pour capturer la lumière et donner des effets de transparence. C’est un médium de choix pour l’illustration, les croquis et le carnet de voyage.
Une technique de peinture sous-estimée et méconnue : les crayons de couleur
- Définition : La mine des crayons de couleur est composée de pigments liés à une cire ou une huile. L’application de crayons de couleur pour artistes en couches successives offre un rendu intense et nuancé, proche de la peinture, avec une possibilité de résultat hyperréaliste.
- Les + : Grande finesse du détail, saturation progressive des couleurs, rendu proche de la peinture avec une bonne maîtrise.
- Les – : Temps de réalisation long, superpositions limitées selon la composition du crayon et du papier.
- Support : Papier à grain fin ou légèrement texturé, permettant une bonne accroche des pigments et une superposition efficace sans saturation prématurée.
- Prix : ★★★☆☆
- Difficulté : ★★★★☆
- Notre avis en bref : Souvent perçu comme un outil de coloriage (pour enfants ou pour adultes), le crayon de couleur est en réalité un médium exigeant, nécessitant patience et précision. Cette technique permet des effets de texture poussés, en procédant à une superposition méthodique des couleurs et à une gestion subtile des dégradés.
Un médium, de nombreux outils et techniques : dessiner à l'encre de Chine
- Définition : Noire et opaque, l’encre de Chine est constituée de carbone et d’un liant aqueux. On l’utilise traditionnellement avec une plume, un calame ou un pinceau. Aujourd’hui, des alternatives existent, comme les liners ou les pinceaux fontaine de type Pentel Pocket Brush.
- Les + : Noir intense, rendu profond, tracés dynamiques et expressifs, belle modulation de valeurs en lavis (diluée à l’eau).
- Les – : Indélébile, erreurs difficiles à rattraper.
- Support : Papier épais, papier aquarelle ou papier spécifique pour l’encre, capable d’absorber le liquide sans gondoler. Un papier lisse comme le Bristol est très agréable pour l’encrage.
- Prix : ★★★☆☆
- Difficulté : ★★★★☆
- Notre avis en bref : Demande un bon contrôle du geste, mais permet des contrastes et des variations de traits impossibles avec d’autres médiums. C’est aussi la technique traditionnelle utilisée pour l’encrage des dessins et la réalisation des lettrages en bande dessinée. L’utiliser en lavis (diluée à l’eau) est aussi une technique rapide et très expressive idéale pour l’illustration.
Chapitre 2
Les techniques traditionnelles de dessin
Certaines techniques éprouvées depuis des siècles en dessin académique méritent d’être essayées. Si vous avez toujours rêvé de suivre les traces des plus grands dessinateurs, pourquoi ne pas commencer par adopter leurs outils ?
Zoom sur 10 techniques sèches en dessin
La pierre noire
- Définition : La pierre noire est un crayon dont la mine est constituée d’une pierre naturelle (l’ampélite), avec un rendu plus dense que le fusain.
- Les + : Noir intense, tracé velouté.
- Les – : Moins précis que le crayon graphite.
- Support : Papier à grain moyen ou rugueux.
- Prix : ★☆☆☆
- Difficulté : ★★☆☆☆
- Notre avis en bref : Possibilité de rendre de véritables noirs, excellent pour produire des ombres profondes et des images aux contrastes marqués.
La sanguine
- Définition : La sanguine est un crayon ou un bâtonnet à base d’oxyde de fer, qui lui donne sa teinte rouge-brun. Existe aussi en poudre.
- Les + : Expressif, idéal pour les études académiques.
- Les – : Moins contrasté que le fusain ou la pierre noire.
- Support : Papier à grain moyen, parfois teinté.
- Prix : ★☆☆☆
- Difficulté : ★★☆☆☆
- Notre avis en bref : Technique classique pour les esquisses de portrait et les études artistiques.
La mine de plomb
- Définition : La mine de plomb était utilisée avant l’invention du crayon moderne. C’est un crayon graphite sans étui en bois.
- Les + : Tracé fluide et riche en valeurs, larges aplats possibles.
- Les – : Fragile, difficile à affûter.
- Support : Papier à grain fin ou moyen.
- Prix : ★★☆☆
- Difficulté : ★★☆☆☆
- Notre avis en bref : Ancêtre du crayon graphite, encore utilisé pour le dessin académique.
Le silverpoint (pointe d'argent)
- Définition : Le silverpoint (pointe d’argent) est une technique de dessin utilisant un stylet en argent sur un support préparé.
- Les + : Détails fins, rendu évolutif avec l’oxydation.
- Les – : Support spécifique, tracé indélébile.
- Support : Papier préparé avec une base gypseuse.
- Prix : ★★★★☆
- Difficulté : ★★★★☆
- Notre avis en bref : Technique raffinée désormais rare.
Les craies d'art (carrés Conté, carrés esquisse, carrés graphite...)
- Définition : Les craies d’art (carrés Conté, carrés esquisse, carrés graphite) sont des bâtonnets de pigments compressés.
- Les + : Large gamme de teintes, possibilités de tracés variées.
- Les – : Fragiles, s’effritent facilement.
- Support : Papier à grain rugueux ou mi-teintes.
- Prix : ★☆☆☆
- Difficulté : ★★☆☆☆
- Notre avis en bref : Idéales pour des esquisses dynamiques avec des contrastes marqués. Se travaillent à plat, sur la tranche ou avec un coin selon le rendu et le degré de précision souhaité.
Le pastel sec
- Définition : Les pastels secs sont des bâtonnets de pigments purs agglomérés avec de la gomme arabique. Il existe des pastels secs tendres ou durs, de forme carrée ou ronde.
- Les + : Couleurs vives, faciles à estomper.
- Les – : Poussiéreux, nécessite un fixatif.
- Support : Papier à grain ou velours.
- Prix : ★★☆☆
- Difficulté : ★★★☆☆
- Notre avis en bref : Idéal pour des compositions lumineuses, demande une certaine technique.
Le crayon pastel
- Définition : Les crayons pastels sont constitués d’une mine de pastel sec gainée de bois.
- Les + : Détails fins, tracé plus contrôlé.
- Les – : Moins saturés que les bâtonnets.
- Support : Papier à grain ou velours.
- Prix : ★★☆☆
- Difficulté : ★★☆☆☆
- Notre avis en bref : Parfaits pour réaliser des détails précis un dessin au pastel.
Le PanPastel
- Définition : Les PanPastel désignent une poudre faite de pigments purs pressée dans des godets, appliquée avec des éponges et des outils spéciaux, similaires à des couteaux de peinture recouverts de mousse.
- Les + : Mélanges doux, fondus subtils.
- Les – : Outils spécifiques requis, nécessite un fixatif.
- Support : Papier à grain moyen ou velours.
- Prix : ★★☆☆
- Difficulté : ★★★☆☆
- Notre avis en bref : Technique innovante pour réaliser de jolies transitions de couleurs. Permet de couvrir de larges surfaces rapidement.
Le pastel gras ou pastel à l'huile
- Définition : Les pastels gras ou pastels à l’huile sont des bâtonnets de pigments liés à de l’huile.
- Les + : Couleurs intenses, bonne adhérence sur divers supports.
- Les – : Mélanges difficiles, assez technique.
- Support : Papier épais, carton, bois ou toile.
- Prix : ★★☆☆
- Difficulté : ★★★☆☆
- Notre avis en bref : Technique expressive pour des œuvres riches en texture et en couleurs.
Les crayons aquarellables
- Définition : Les crayons aquarellables contiennent des pigments solubles à l’eau qui permettent de donner un effet aquarelle.
- Les + : Polyvalence entre dessin et peinture.
- Les – : Nécessite une bonne maîtrise du dosage en eau.
- Support : Papier aquarelle ou à grain moyen.
- Prix : ★★☆☆
- Difficulté : ★★☆☆☆
- Notre avis en bref : Un outil idéal pour allier précision du trait et effets picturaux.
10 techniques humides utilisées en dessin
Le feutre classique (ou feutre à eau)
- Définition : Les feutres classiques contiennent une encre à base d’eau.
- Les + : Faciles d’utilisation, parfaits pour le coloriage et le dessin rapide.
- Les – : Sensibles à l’eau et au temps, peuvent baver.
- Support : Papier lisse ou légèrement absorbant.
- Prix : ★☆☆☆
- Difficulté : ★★☆☆☆
- Notre avis en bref : Technique abordable et pratique pour les croquis et colorisations simples.
L'encre aquarellable
- Définition : L’encre aquarellable est une encre pigmentée soluble à l’eau, disponible en flacons ou dans des feutres pinceaux rechargeables.
- Les + : Transparence et fluidité exceptionnelles, belle saturation des couleurs.
- Les – : Séchage rapide, demande une bonne gestion de l’eau.
- Support : Papier aquarelle ou papier pour techniques mixtes.
- Prix : ★★★☆☆
- Difficulté : ★★★☆☆
- Notre avis en bref : Parfaite pour des mises en couleurs expressives aux teintes vives, se travaille aussi en lavis.
Le feutre acrylique (Posca, Molotow...)
- Définition : Les feutres acryliques (tels que ceux des marques Posca, Molotow…) sont des marqueurs remplis de peinture acrylique opaque.
- Les + : Couvrance élevée, vaste choix de couleurs, d’effets et de largeurs de pointes, adapté à de multiples supports.
- Les – : Séchage rapide, risque d’obstruction de la pointe.
- Support : Papier épais, toile, bois, métal, plastique.
- Prix : ★★☆☆
- Difficulté : ★★☆☆☆
- Notre avis en bref : Outil polyvalent, idéal pour mettre une touche finale ou ajouter des effets graphiques à un dessin, largement utilisé dans le street art et le graffiti.
Le feutre aquarellable
- Définition : Les feutres aquarellables sont des marqueurs à base d’encre soluble à l’eau utilisés pour créer des dégradés et des effets de lavis.
- Les + : Facilité d’utilisation, flexibilité.
- Les – : L’eau peut altérer le tracé si mal maîtrisée.
- Support : Papier aquarelle ou papier mixte.
- Prix : ★★☆☆
- Difficulté : ★★☆☆☆
- Notre avis en bref : Une technique de coloration douce, avec un bon équilibre entre contrôle et spontanéité.
Le stylo roller gel
- Définition : Le stylo gel est un stylo à encre pigmentée fluide et intense, disponible en versions classiques, métallisées, pailletées ou fluorescentes.
- Les + : Grande variété de couleurs, pointes et effets.
- Les – : Temps de séchage parfois long, risque de bavures.
- Support : Papier lisse ou légèrement texturé.
- Prix : ★☆☆☆
- Difficulté : ★★☆☆☆
- Notre avis en bref : Une alternative créative au stylo bille pour des croquis, des lettrages artistiques et des effets décoratifs.
Le stylo feutre fin ou liner
- Définition : Le stylo feutre fin ou liner est un stylo à encre liquide avec une pointe fine, idéal pour les contours et les détails. Il est disponible en noir, en gris et dans des couleurs variées.
- Les + : Excellent degré de précision pour l’illustration et l’encrage.
- Les – : Pointe fragile, peut s’user rapidement.
- Support : Papier lisse ou papier technique.
- Prix : ★★☆☆
- Difficulté : ★★☆☆☆
- Notre avis en bref : Outil incontournable pour des dessins techniques, pour des finitions et pour l’encrage. Conseil : selon la technique utilisée en complément sur le dessin, opter pour une encre de qualité archives indélébile peut être un vrai plus afin d’éviter les bavures.
Le stylo technique ou Rotring
- Définition : Le stylo technique souvent appelé Rotring, du nom de la marque qui a popularisé le modèle Rotring Isograph, est un stylo à encre de Chine liquide conçu pour le dessin d’architecture et l’illustration de précision. Son système capillaire alimente une pointe tubulaire en métal, contrôlée par une aiguille interne qui régule le débit d’encre pour garantir un tracé constant. Pour bien l’utiliser, il faut maîtriser à la fois l’inclinaison du stylo et la pression exercée.
- Les + : Tracé ultra précis et régulier.
- Les – : Encre délicate à manipuler, nécessite un entretien fréquent pour éviter l’obstruction.
- Support : Papier technique ou lisse.
- Prix : ★★★★☆
- Difficulté : ★★★★☆
- Notre avis en bref : Incontournable pour les dessinateurs techniques et utilisé par certains illustrateurs, demande de la rigueur et une bonne gestion de l’encre.
Le Pocket brush ou pinceau fontaine
- Définition : Le feutre pinceau, pinceau fontaine ou Pocket brush (son nom pour la marque Pentel) est un feutre rechargeable à encre avec une pointe en pinceau. Décliné en noir intense, gris ou même sepia, il permet d’alterner entre des traits ultrafins et de larges aplats sans changer d’outil.
- Les + : Polyvalent, tracés fluides et très expressifs.
- Les – : Prise en main délicate, recharge nécessaire.
- Support : Papier lisse, papier technique, papier légèrement texturé.
- Prix : ★★★☆☆
- Difficulté : ★★★★☆
- Notre avis en bref : Un outil expressif pour l’encrage, le manga et la calligraphie, difficile à prendre en main mais l’effort en vaut la peine.
Le marqueur craie
- Définition : Le marqueur craie est un feutre à encre aqueuse qui imite l’effet de la craie traditionnelle sans produire de poussière.
- Les + : Effet craie sans ses désavantages, effaçable sur certaines surfaces.
- Les – : Ne fonctionne pas sur les surfaces poreuses.
- Support : Ardoise, verre, plastique lisse.
- Prix : ★★☆☆
- Difficulté : ★★☆☆☆
- Notre avis en bref : Un bon moyen pour expérimenter en dessin sur des surfaces lisses, réaliser des croquis sur tableau noir ou jouer avec les superpositions et les textures dans le cadre d’ateliers créatifs.
Le stylo plume
- Définition : Le stylo plume est un instrument d’écriture aussi utilisé pour le dessin. Doté d’une plume métalliqu, il se recharge avec des cartouches d’encre liquide.
- Les + : Tracé fluide et expressif, idéal pour l’illustration et la calligraphie.
- Les – : Encre sensible à l’eau (sauf pour certains modèles beaucoup plus onéreux) et débit parfois irrégulier.
- Support : Papier lisse ou légèrement texturé.
- Prix : ★★★☆☆
- Difficulté : ★★★☆☆
- Notre avis en bref : Un outil polyvalent qui apporte une touche personnelle aux dessins et à l’écriture.
Chapitre 3
Les 10 techniques de peinture incontournables à connaître
Envie de couleurs ? Cette liste de 10 techniques de peinture vous donnera toutes les clés pour tenter l’expérience dans les meilleures conditions !
La gouache
- Définition : La gouache est une peinture à base de pigments et de gomme arabique, caractérisée par son fini mat et opaque. Sa texture épaisse permet des aplats uniformes et des superpositions faciles.
- Les + : Très couvrante, facile à corriger, sèche vite.
- Les – : Sensible à l’eau une fois sèche.
- Support : Papier épais, carton, bois.
- Prix : ★★☆☆
- Difficulté : ★★☆☆☆
- Notre avis en bref : La gouache est apprécie pour son opacité, elle permet de superposer les couleurs sans effet de transparence. Son rendu mat convient bien aux illustrations et aux vignettes de couleur.
La peinture acrylique
- Définition : La peinture acrylique est une peinture à base de pigments et de résine acrylique. Elle sèche rapidement et forme un film résistant une fois durcie.
- Les + : Polyvalente, résistante.
- Les – : Séchage rapide, difficile à mélanger sur la toile.
- Support : Papier épais, toile, bois, métal.
- Prix : ★★★☆☆
- Difficulté : ★★★☆☆
- Notre avis en bref : L’acrylique peut s’utiliser de manière fluide comme l’aquarelle, comme la gouache, ou en empâtements épais comme la peinture à l’huile. La quantité d’eau et l’ajout de médiums modifient son comportement et son rendu.
La peinture à l'huile
- Définition : La peinture à l’huile est composée de pigments mélangés à des huiles siccatives, comme l’huile de lin.
- Les + : Séchage lent, qui donne tout le loisir de travailler les nuances, les détails et de créer des fondus progressifs.
- Les – : Utilisation de solvants potentiellement nocifs, nécessité d’une bonne ventilation… et séchage lent.
- Support : Toile, bois, carton préparé.
- Prix : ★★★☆☆
- Difficulté : ★★★★☆
- Notre avis en bref : Quelques règles à connaître pour bien démarrer, comme le fait de toujours superposer les couches du plus maigre au plus gras (ajout progressif d’huile dans le diluant), mais pour ceux à l’aise avec la couleur et déjà expérimentés, quoi de plus séduisant que de tester la technique de peinture la plus mythique de tous les temps ?
La tempera à l'œuf
- Définition : La tempera à l’œuf est une technique de peinture ancienne qui utilise le jaune d’œuf comme liant pour fixer les pigments. Elle sèche rapidement et donne une finition mate et durable
- Les + : Séchage rapide, couleurs éclatantes et grande longévité.
- Les – : Préparation rigoureuse et technique exigeante.
- Support : Bois, panneau enduit de gesso (couche d’apprêt à base de craie et de colle).
- Prix : ★★★☆☆
- Difficulté : ★★★★☆
- Notre avis en bref : La tempera s’applique en fines couches successives. Son séchage instantané empêche les fondus, mais permet un rendu précis et stable dans le temps.
La peinture à la caséine
- Définition : La peinture à la caséine utilise une protéine du lait comme liant.
- Les + : Bonne adhérence, rendu mat, séchage rapide.
- Les – : Moins flexible et plus fragile que l’acrylique, outils un peu difficiles à nettoyer.
- Support : Bois, papier épais, toile préparée.
- Prix : ★★★☆☆
- Difficulté : ★★★☆☆
- Notre avis en bref : Toujours utilisée en décoration et en restauration d’œuvres anciennes, la peinture à la caséine séduit aussi certains illustrateurs et peintres pour son aspect mat et sa texture veloutée.
La peinture à l'encaustique ou à la cire
- Définition : La peinture à l’encaustique, ou peinture à la cire, utilise de la cire d’abeille chauffée comme liant pour les pigments. Elle permet des effets de texture et de transparence uniques.
- Les + : Excellente conservation, séchage immédiat mais se retravaille en chauffant.
- Les – : Nécessite un chalumeau, une plaque chauffante ou un fer à encaustique.
- Support : Panneaux de bois, toiles rigides, surfaces préparées pour supporter la chaleur.
- Prix : ★★★☆☆
- Difficulté : ★★★★☆
- Notre avis en bref : Une technique exigeante, souvent utilisée en art contemporain sur de grands formats. Elle est appréciée pour sa capacité à créer des effets de profondeur et des variations de transparence.
La peinture à l'aérographe
- Définition : La peinture à l’aérographe utilise un pistolet à air comprimé pour pulvériser la peinture en fines couches, ce qui permet de réaliser des dégradés précis avec un rendu homogène.
- Les + : Détails nets, transitions progressives.
- Les – : Nécessite un compresseur, un bon réglage du débit et un entretien minutieux.
- Support : Papier, toile, métal, plastique.
- Prix : ★★★★☆
- Difficulté : ★★★★☆
- Notre avis en bref : L’aérographe demande de la pratique pour éviter les surcharges et maîtriser la pression de l’air. En contrepartie, cette technique rend possible la couverture de larges surfaces très précisément et en un temps record.
La peinture al fresco
- Définition : La peinture al fresco consiste à appliquer des pigments colorés sur un enduit de chaux encore humide. Les couleurs se fixent chimiquement en séchant, ce qui rend l’œuvre indélébile.
- Les + : Durabilité exceptionnelle, intégration directe dans le mur.
- Les – : Doit être réalisée rapidement avant le séchage de l’enduit.
- Support : Murs en chaux.
- Prix : Variable selon les pigments et l’enduit.
- Difficulté : ★★★★★
- Notre avis en bref : Demande une exécution rapide et précise. Son rendu mat et minéral est caractéristique des fresques monumentales.
La peinture à l’encre (sumi-e ou suiboku-ga)
- Définition : La peinture à l’encre (sumi-e ou suiboku-ga) est un art traditionnel japonais basé sur l’utilisation d’une encre noire diluée et de pinceaux souples. Chaque trait doit être exécuté avec assurance, sans possibilité de retouche.
- Les + : Rendu fluide, beaux contrastes.
- Les – : Nécessite une grande maîtrise du geste et de la dilution de l’encre.
- Support : Papier de riz, papier aquarelle.
- Prix : ★★★☆☆
- Difficulté : ★★★★★
- Notre avis en bref : Chaque trait est définitif, ce qui oblige à une concentration totale. L’entraînement est essentiel pour obtenir un tracé précis et expressif. Découvrez-en davantage sur le sumi-e avec l’artiste Morgane Boullier.
La peinture à la bombe aérosol
- Définition : La peinture à la bombe aérosol est une peinture en spray sous pression, utilisée notamment en street art pour réaliser des graffs, des aplats et des effets de dégradé.
- Les + : Application rapide sur de larges surfaces, fort pouvoir couvrant.
- Les – : Difficile à maîtriser sans pochoirs demande de l’entraînement.
- Support : Mur, toile, bois, métal.
- Prix : ★★★☆
- Difficulté : ★★★★★
- Notre avis en bref : La maîtrise du geste et de la pression permet d’obtenir des tracés nets ou des effets diffus. De nombreuses expérimentations à faire avec les textures et les superpositions.
Chapitre 4
Les techniques d'impression
Passons aux techniques de reproduction des images, des plus traditionnelles aux plus récentes. Si beaucoup nécessitent un matériel encombrant, certaines sont tout à fait réalisables à la maison.
Les techniques traditionnelles d'impression des dessins
L'eau forte
- Définition : L’eau-forte est une technique de gravure qui consiste à recouvrir une plaque métallique d’un vernis protecteur, puis à y dessiner avec une pointe avant d’immerger la plaque dans un bain d’acide pour creuser les traits.
- Les + : Tracé précis, rendu détaillé et riche en textures.
- Les – : Manipulation délicate des acides, nécessite du matériel de protection.
- Support : Plaque de cuivre, plaque de zinc.
- Difficulté : ★★★★☆
- Notre avis en bref : L’eau-forte demande de la rigueur et un bon contrôle des temps de morsure à l’acide pour ajuster la profondeur des traits. Une presse taille-douce est indispensable, ce qui rend la pratique difficile à domicile.
L'aquatinte
- Définition : L’aquatinte est une technique de gravure qui permet d’obtenir des zones de valeurs et des textures, contrairement à l’eau-forte qui ne produit que des traits. Une fine poudre de résine est déposée sur la plaque avant l’attaque à l’acide, créant des surfaces granuleuses rappelant le lavis ou le fusain.
- Les + : Large gamme de valeurs, effets comparables au dessin à l’encre ou à la peinture.
- Les – : Processus plus long et technique que l’eau-forte, demande un bon contrôle de la morsure.
- Support : Plaque métallique (cuivre, zinc).
- Difficulté : ★★★★★
- Notre avis en bref : L’aquatinte produit des images riches en valeurs en plus des traits. Comme toutes les techniques de taille-douce, elle nécessite une presse, ce qui restreint son usage aux ateliers professionnels.
La lithographie
- Définition : La lithographie est une technique d’impression basée sur la répulsion entre l’eau et la graisse. L’image est dessinée à l’encre grasse ou au crayon lithographique sur une pierre calcaire ou une plaque métallique, puis fixée chimiquement avant d’être imprimée.
- Les + : Fidélité des reproductions, rendu proche du dessin original.
- Les – : Matériel encombrant, manipulation technique.
- Support : Pierre calcaire, plaque métallique.
- Difficulté : ★★★★☆
- Notre avis en bref : La lithographie permet de reproduire un dessin avec une grande finesse, tout en conservant la spontanéité du geste. Elle nécessite une presse spécifique et un savoir-faire précis, ce qui la rend difficile à pratiquer en dehors d’un atelier équipé.
La sérigraphie
- Définition : La sérigraphie est une technique d’impression qui utilise un écran de soie tendu sur un cadre. Un pochoir est créé à l’aide d’une émulsion photosensible, puis l’encre est poussée à travers l’écran à l’aide d’une racle.
- Les + : Adaptée aux impressions en série, couleurs vives et encrage uniforme.
- Les – : Nécessite un cadre, une émulsion et une bonne maîtrise des temps d’insolation.
- Support : Papier, textile, bois.
- Difficulté : ★★★☆☆
- Notre avis en bref : Faisable à domicile avec du matériel adapté, mais demande de la place. Technique couramment utilisée en édition d’art et pour l’impression textile.
L'estampe japonaise
- Définition : L’estampe japonaise (mokuhanga) est une technique d’impression traditionnelle où de l’encre à base d’eau est appliquée au pinceau sur une planche de bois gravée. Le papier washi est ensuite pressé à la main à l’aide d’un tampon circulaire appelé baren.
- Les + : Superpositions de couleurs transparentes, texture caractéristique du papier traditionnel.
- Les – : Travail long et minutieux, demande une très grande précision pour superposer les couleurs sans décalage.
- Support : Papier washi.
- Difficulté : ★★★★☆
- Notre avis en bref : Une technique qui demande patience et rigueur. Idéale pour ceux qui aiment les procédés artisanaux, elle permet d’obtenir des images aux teintes subtiles et aux textures uniques, à condition d’avoir le matériel nécessaire et un peu de place.
La linogravure
- Définition : La linogravure est une technique de gravure en relief où un dessin est creusé dans une plaque de linoléum. Les parties non retirées retiennent l’encre et sont imprimées sur le papier par pression.
- Les + : Facile à pratiquer avec peu de matériel, impression possible sans presse.
- Les – : Moins de finesse et de durabilité que la gravure sur métal.
- Support : Papier, tissu.
- Difficulté : ★★★☆☆
- Notre avis en bref : Accessible et polyvalente, la linogravure permet d’expérimenter l’impression à la maison sans équipement complexe. C’est une technique appréciée en illustration et en édition artisanale.
La xylographie ou gravure sur bois
- Définition : La xylographie, ou gravure sur bois, est une technique de gravure en relief où l’encre est appliquée sur les parties non creusées d’une plaque de bois, puis transférée sur papier par pression.
- Les + : Rendu texturé, tracés assez bruts qui donnent du caractère aux dessins.
- Les – : Travail exigeant, demande des outils adaptés et une bonne maîtrise de la coupe du bois.
- Support : Papier, bois.
- Difficulté : ★★★★☆
- Notre avis en bref : Plus robuste que la linogravure, la xylographie donne un effet de relief unique aux impressions. il est possible de pratiquer cette technique à la maison, mais mieux vaut s’initier au préalable avec des professionnels.
La gravure à la pointe sèche
- Définition : La pointe sèche est une technique de gravure où une pointe métallique est utilisée pour inciser directement une plaque de cuivre, de zinc ou de plexiglas. Contrairement à l’eau-forte, elle ne nécessite pas d’acide et produit des traits légèrement flous en raison des bavures de métal (barbes) qui retiennent l’encre.
- Les + : Lignes profondes, noir intense, tracé proche du dessin au crayon.
- Les – : Usure rapide des plaques, tirages limités avant perte de netteté.
- Support : Plaque de cuivre, zinc, plexiglas.
- Difficulté : ★★★★☆
- Notre avis en bref : Donne un effet gestuel et expressif, mais exige un tracé sûr. Là encore, l’impression nécessite une presse taille-douce, ce qui complique son usage en dehors d’un atelier.
Le cyanotype
- Définition : Le cyanotype est un procédé photographique ancien basé sur la photosensibilité des sels de fer. Un support est enduit d’une solution photosensible, puis exposé aux UV avec un objet ou un négatif placé dessus. Après rinçage, seules les zones exposées à la lumière deviennent bleu de Prusse. En dessin, il est possible d’intervenir directement sur le support avec des pinceaux ou des pochoirs pour créer des compositions plus graphiques.
- Les + : Rendu bleu profond, facile à expérimenter sans matériel complexe.
- Les – : Temps d’exposition variable selon la lumière, manipulations chimiques nécessaires.
- Support : Papier, textile.
- Difficulté : ★★☆☆☆
- Notre avis en bref : Accessible à la maison avec un minimum d’espace et des précautions, le cyanotype permet de jouer avec la lumière pour créer des images uniques au rendu poétique.
La manière noire ou gravure mezzo-tinto
- Définition : La manière noire est une technique de gravure qui consiste à grainer mécaniquement une plaque métallique pour l’assombrir entièrement, puis à éclaircir progressivement les formes en lissant certaines zones. Contrairement à l’eau-forte et à l’aquatinte, qui utilisent l’acide pour creuser la plaque, cette méthode repose uniquement sur un travail manuel de polissage.
- Les + : Effets de lumière et de matière uniques, transitions très progressives.
- Les – : Travail lent et minutieux, demande une grande patience.
- Support : Plaque de cuivre ou de zinc.
- Difficulté : ★★★★★
- Notre avis en bref : Contrairement aux autres techniques de gravure, la manière noire ne creuse pas le métal mais en modifie la surface pour jouer avec la lumière. Elle permet d’obtenir des noirs profonds et des nuances très douces, mais exige un long travail de préparation.
L'héliogravure
- Définition : L’héliogravure est un procédé d’impression basé sur la photogravure. Une image est transférée sur une plaque métallique puis gravée chimiquement.
- Les + : Rendu exceptionnel, grande finesse des détails.
- Les – : Processus long, demande un équipement spécifique.
- Support : Papier de qualité pour impression fine.
- Difficulté : ★★★★★
- Notre avis en bref : Technique exigeante souvent réservée aux professionnels.
La collagraphie
- Définition : La collagraphie est une technique d’impression où une plaque en carton, bois ou métal est texturée grâce au collage de divers matériaux (papier, tissu, sable, ficelle, colle en relief…). Une fois sèche, elle est encrée puis pressée sur le papier.
- Les + : Effets de matière variés, grande liberté expérimentale.
- Les – : Préparation longue, fragilité des plaques.
- Support : Papier épais, toile.
- Difficulté : ★★★★☆
- Notre avis en bref : Une approche créative et accessible de l’estampe, idéale pour explorer les effets de textures et les superpositions.
Le monotype
- Définition : Le monotype est une technique d’impression où l’image est peinte ou dessinée à l’encre sur une plaque lisse (verre, plexiglas, métal) avant d’être transférée sur papier par pression. Contrairement aux autres techniques d’estampe, le monotype ne permet qu’un seul tirage car l’image est détruite lors du transfert.
- Les + : Liberté totale dans l’application de l’encre, rendu pictural.
- Les – : Aucun exemplaire identique possible, résultats parfois imprévisibles.
- Support : Papier fin ou cartonné.
- Difficulté : ★★★☆☆
- Notre avis en bref : Un mix parfait entre peinture et impression. Crée des effets impossibles à obtenir par le dessin seul.
Les techniques d'impression plus récentes utilisées en illustration
Impression numérique jet d’encre pigmentaire
- Définition : Procédé numérique utilisant des encres pigmentaires pour une tenue longue durée.
- Les + : Fidélité des couleurs, excellente durabilité.
- Les – : Coût élevé pour des impressions de qualité.
- Support : Papier beaux-arts, toiles imprimables.
- Notre avis en bref : Idéal pour des reproductions artistiques précises.
Impression laser
- Définition : Impression rapide au toner, une poudre très fine composée de particules de plastique, de résine et de pigments, qui est fixée à chaud par laser.
- Les + : Précision et rapidité.
- Les – : Moins adapté aux rendus artistiques.
- Support : Papier standard, papier couché.
- Notre avis en bref : Si elle n’est pas idéale pour reproduire des images, l’impression laser a l’avantage de se gommer : cette propriété peut être utile lors du processus de mise au propre d’un dessin scanné.
Impression risographique
- Définition : Impression en tons directs via un pochoir rotatif.
- Les + : Rendu texturé, couleurs intenses.
- Les – : Pas de quadrichromie, précision limitée.
- Support : Papier non couché, papier recyclé.
- Notre avis en bref : Un effet artisanal et coloré caractéristique.
Tampographie
- Définition : Transfert d’image au moyen d’un tampon en silicone.
- Les + : Adapté aux objets courbes et irréguliers.
- Les – : Pas conçu pour les grands formats.
- Support : Plastique, métal, verre, bois.
- Notre avis en bref : Technique essentiellement utilisée pour la personnalisation d’objets.
Giclée (fine art print)
- Définition : Impression haute résolution avec des encres pigmentaires.
- Les + : Qualité et durabilité exceptionnelles.
- Les – : Coût élevé.
- Support : Papier d’art, toile, papier aquarelle.
- Notre avis en bref : La technique de référence pour la reproduction d’œuvres d’art.
Chapitre 5
Les techniques de texture et d'effets
Vous avez désormais. un bon aperçu des principales techniques utilisées en dessin et en peinture. Place à la créativité : on découvre comment faire varier ces techniques à l’infini pour produire des effets uniques grâce à certains gestes ou procédés.
Les techniques d'effets à l'aquarelle
Lavis mouillé sur sec
- Définition : Le lavis mouillé sur sec désigne l’application de peinture directement sur papier sec, ce qui offre un rendu net et précis.
- Les + : Bon contrôle des formes, couleurs faciles à superposer.
- Les – : Risque de démarcations si l’application manque de régularité.
- Support : Papier aquarelle épais (minimum 300 g/m²).
- Difficulté : ★★☆☆☆
- Notre avis en bref : Une technique très utilisée en illustration, par exemple par Jean-Baptiste Monge.
Mouillé sur mouillé
- Définition : Travailler mouillé sur mouillé en aquarelle signifie appliquer la peinture sur un papier humidifié à l’avance, ce qui crée des transitions douces et de jolies fusions progressives.
- Les + : Effets atmosphériques et dégradés naturels.
- Les – : Moins de contrôle sur la diffusion des pigments.
- Support : Papier aquarelle très absorbant.
- Difficulté : ★★★★☆
- Notre avis en bref : Une technique exigeante qui mérite d’être domptée pour réaliser des zones floues, des arrière-plans diffus et des ambiances brumeuses.
Effets de texture au sel
- Définition : Pour réaliser des effets de texture au sel, il faut saupoudrer du sel sur une surface encore humide, ce qui, effectué au bon moment, forme des motifs organiques et imprévisibles.
- Les + : Texture naturelle et effets visuels assez magiques.
- Les – : Résultat aléatoire, difficile à maîtriser.
- Support : Papier aquarelle granuleux.
- Difficulté : ★★☆☆☆
- Notre avis en bref : Ajoute du relief et des effets inattendus aux fonds et aux compositions abstraites.
Le glacis
- Définition : Faire un glacis en aquarelle consiste à superposer des couches fines et transparentes sur un papier sec pour modifier une teinte, accentuer un contraste ou enrichir une couleur.
- Les + : Profondeur et richesse des teintes.
- Les – : Chaque couche doit sécher complètement avant l’application suivante.
- Support : Papier aquarelle lisse ou torchon.
- Difficulté : ★★★★☆
- Notre avis en bref : Permet d’obtenir des jeux de transparence subtils et des contrastes nuancés. Une bonne maîtrise de la théorie des couleurs est un vrai plus pour réussir de beaux glacis.
Technique au pinceau sec
- Définition : La technique au pinceau sec en aquarelle consiste à appliquer la couleur avec très peu d’eau pour obtenir un tracé texturé ou des effets granuleux.
- Les + : Texture marquée et rendu expressif.
- Les – : Demande un geste précis pour éviter un effet trop rugueux.
- Support : Papier aquarelle granuleux.
- Difficulté : ★★★☆☆
- Notre avis en bref : Parfait pour imiter certaines textures et donner du relief à une illustration.
Le masquage
- Définition : Le masquage en aquarelle consiste à appliquer un fluide protecteur sur certaines zones pour empêcher la peinture de les recouvrir et conserver des blancs.
- Les + : Réserve des blancs de manière précise et propre.
- Les – : Le fluide de masquage doit être retiré avec précaution pour éviter d’endommager le papier.
- Support : Papier aquarelle résistant.
- Difficulté : ★★★★☆
- Notre avis en bref : Utile pour préserver des lumières et créer des contrastes marqués. Attention au retrait, procéder très délicatement.
9 effets et méthodes à tester avec des techniques sèches
Le sgraffito
- Définition : Le sgraffito consiste à gratter une couche de peinture, de pastel gras ou de crayons de couleur pour révéler les autres couches ou le support en dessous.
- Les + : Effets de contraste et tracés très graphiques.
- Les – : Peut fragiliser le support si le grattage est trop appuyé.
- Support : Papier épais, carton, toile.
- Difficulté : ★★★☆☆
- Notre avis en bref : Permet d’ajouter des détails lumineux et des textures graphiques en jouant sur les superpositions de couches.
Le brunissage
- Définition : Le brunissage consiste à exercer une forte pression sur des couches superposées de pigments avec un crayon ou un outil dur pour les fondre entre elles et aplatir le grain du papier.
- Les + : Mélange homogène des couleurs, rendu lisse et brillant.
- Les – : Saturation du papier en pigments, qui rend difficile les retouches ultérieures.
- Support : Papier à grain moyen ou lisse (plus les grains sont gros, plus il faut appuyer fort).
- Difficulté : ★★☆☆☆
- Notre avis en bref : Une technique utilisée en finition pour accentuer la profondeur des couleurs et éliminer l’effet granuleux du papier.
Le frottage
- Définition : Le frottage consiste à placer une feuille sur une surface texturée, comme du bois, une pièce de monnaie ou du tissu, puis à frotter dessus un crayon ou un pastel pour en révéler les motifs.
- Les + : Effets variés et faciles à obtenir.
- Les – : Le résultat dépend de la finesse et de la régularité du relief utilisé.
- Support : Papier fin posé sur une surface texturée.
- Difficulté : ★☆☆☆☆
- Notre avis en bref : Une technique simple pour intégrer des motifs naturels et des textures inattendues dans un dessin.
La poudre de graphite, de pastels ou de crayons de couleur
- Définition : La poudre de graphite, de pastels ou de crayons de couleur s’utilise pour créer des fondus, des ombrages et des effets de lumière. Elle s’applique au pinceau, au chiffon ou au doigt.
- Les + : Technique idéale pour créer des jeux de lumière vaporeux et très progressifs sur de grands formats.
- Les – : Salissant, volatile sans fixatif.
- Support : Papier légèrement texturé.
- Difficulté : ★★★☆☆
- Notre avis en bref : N’hésitez pas à récupérer la poudre de votre crayon graphite après l’avoir affûté ou à râper tout doucement la mine de vos crayons de couleur ou vos pastels secs sur une grille en métal pour éviter d’acheter du graphite ou des pigments en pot.
Rehaut blanc et travail en négatif
- Définition : Le travail en négatif consiste à dessiner les lumières plutôt que les ombres en utilisant un crayon blanc ou une gomme pour effectuer des rehauts sur un papier foncé.
- Les + : Accentue les contrastes et donne du relief aux dessins.
- Les – : Nécessite une planification rigoureuse pour bien répartir les lumières.
- Support : Papier noir ou teinté.
- Difficulté : ★★★★☆
- Notre avis en bref : Une technique qui change la perception du dessin et oblige à penser la composition différemment.
Le doodling
- Définition : Le doodling désigne un dessin spontané, souvent constitué de motifs répétitifs ou abstraits, réalisé sans contrainte pour explorer des idées ou se détendre.
- Les + : Accessible à tous et stimule l’imagination.
- Les – : Peut rester instinctif et peu structuré sans intention claire.
- Support : Tout type de papier.
- Difficulté : ★☆☆☆☆
- Notre avis en bref : Une pratique libre qui permet d’explorer des formes sans se soucier du résultat final.
Le Zentangle
- Définition : Le Zentangle est une méthode de dessin codifiée où l’on remplit des espaces délimités avec des motifs abstraits et répétitifs, sans gomme ni esquisse préalable.
- Les + : Accessible et favorise la concentration.
- Les – : Demande de la patience.
- Support : Papier lisse.
- Difficulté : ★★☆☆☆
- Notre avis en bref : Un exercice méditatif qui stimule la créativité sans nécessiter de compétences en dessin.
Le neurographisme
- Définition : Le neurographisme est une techniquede dessin intuitive qui consiste à tracer des lignes aléatoires, puis à les arrondir et à les relier entre elles pour créer des formes organiques et fluides.
- Les + : Stimule la créativité, réduit le stress et aide à organiser ses pensées.
- Les – : Processus long si l’on veut obtenir une composition équilibrée.
- Support : Tout type de papier.
- Difficulté : ★★☆☆☆
- Notre avis en bref : Un exercice apaisant qui mêle spontanéité et structuration progressive du dessin.
Le fondu et l’estompage
- Définition : Estomper un dessin consiste à diffuser la matière pour adoucir les transitions entre les valeurs en utilisant le doigt, une estompe, un pinceau sec ou un chiffon.
- Les + : Permet de créer des dégradés subtils et de donner un rendu réaliste.
- Les – : Risque d’aplatir le dessin et de perdre la dynamique du trait.
- Support : Papier à grains légers.
- Difficulté : ★★★☆☆
- Notre avis en bref : À doser avec précision pour conserver du contraste et éviter un rendu trop uniforme.
5 effets à tester en peinture
Le dripping (projection)
- Définition : Le dripping consiste à projeter, faire éclabousser ou laisser couler la peinture directement sur le support pour obtenir des effets spontanés et expressifs.
- Les + : Effets très gestuels et textures aléatoires.
- Les – : Maîtrise difficile et risque de surcharge visuelle.
- Support : Toile, papier épais.
- Difficulté : ★★☆☆☆
- Notre avis en bref : Une approche libre qui mise sur l’énergie du geste et le hasard.
La peinture au couteau
- Définition : Peindre au couteau consiste à appliquer la peinture en l’étalant, en la lissant ou en superposant des couches épaisses à l’aide d’un couteau à peindre.
- Les + : Effets de matière prononcés et couleurs éclatantes.
- Les – : Demande un geste précis pour éviter un rendu désordonné.
- Support : Toile, bois, carton entoilé.
- Difficulté : ★★★★☆
- Notre avis en bref : Cette approche met en valeur l’épaisseur de la peinture et crée de beaux contrastes de lumière.
Technique alla prima
- Définition : Lorsque l’on peint alla prima, les couleurs sont appliquées en une seule séance, sans attendre le séchage des couches précédentes. Cette technique s’utilise principalement en peinture à l’huile, qui reste humide longtemps, mais peut aussi se pratiquer avec de la peinture acrylique mélangée à un médium retardateur pour ralentir son séchage.
- Les + : Exécution rapide et effets de fusion naturels.
- Les – : Nécessite d’anticiper le placement des couleurs dès le départ.
- Support : Toile, bois.
- Notre avis en bref : Une technique de peinture qui force à aller à l’essentiel.
La grisaille
- Définition : Effectuer une grisaille signifie peindre une image en nuances de gris, soit pour travailler les valeurs avant d’ajouter de la couleur, soit pour obtenir un rendu monochrome proche de celui d’un bas-relief.
- Les + : Aide à structurer les volumes et à équilibrer les contrastes.
- Les – : Peut donner un rendu terne si les valeurs sont mal gérées ou si les gris sont mal choisis par rapport aux couleurs ajoutées par-dessus.
- Support : Papier, toile.
- Notre avis en bref : Travailler d’abord en grisaille permet de s’assurer que les valeurs de son dessin sont bien posées avant une mise en couleur. Cette approche s’adapte aussi aux feutres à alcool ou en digital painting, par exemple. Poser une base de gris chauds ou froids avant d’appliquer de multiples glacis colorés apporte un bel effet de profondeur au dessin.
Les médiums à peindre pour de beaux effets à la peinture acrylique
- Définition : Les médiums à peindre modifient l’aspect et la consistance de la peinture acrylique. Certains rendent la matière plus fluide, d’autres l’épaississent pour créer du relief, ajoutent de la brillance, un aspect mat, sablé ou des effets métallisés et phosphorescents.
- Les + : Élargissent les possibilités de rendu.
- Les – : Nécessitent des essais pour éviter les surprises.
- Support : Papier, toile, bois.
- Notre avis en bref : Un bon moyen d’explorer de nouvelles finitions et d’expérimenter des effets originaux.
Les techniques d'encrage à connaître
Les hachures (ou cross hatching)
- Définition : Dessiner en hachures (ou cross hatching) consiste à tracer des lignes parallèles plus ou moins serrées pour poser les valeurs créer du relief. Pour accentuer les ombres et les contrastes, il suffit de superposer plusieurs couches de traits parallèles en variant leur angle.
- Les + : Facile à doser pour varier l’intensité des ombres.
- Les – : Trop de traits peuvent rendre le dessin confus et il faut éviter de superposer les couches à angle droit.
- Support : Papier lisse ou légèrement texturé.
- Notre avis en bref : Une méthode efficace et expressive pour ombrer un dessin sans faire d’aplats. Demande de bien anticiper les zones d’ombres et de lumières.
Le scribbling (ou gribouillage)
- Définition : Le scribbling (ou gribouillage) consiste à donner un effet d’ombrage et de texture avec des traits courbes entrelacés sans direction fixe. L’intensité des zones varie selon la densité des enchevêtrements de lignes.
- Les + : Rapide, énergique et efficace pour rendre des effets organiques.
- Les – : Moins précis que les hachures, demande un bon dosage pour éviter un rendu brouillon.
- Support : Papier lisse ou à grain fin.
- Notre avis en bref : Une technique de dessin spontanée et expressive.
Le pointillisme ou stippling
- Définition : Le pointillisme (ou stippling) consiste à accumuler de petits points pour créer des volumes et des dégradés sans utiliser de lignes. Plus les points sont serrés, plus le rendu est sombre.
- Les + : Produit des transitions douces, possibilité de réaliser des dessins très détaillés.
- Les – : Long et répétitif, demande de la patience.
- Support : Papier lisse ou légèrement texturé.
- Notre avis en bref : Une technique exigeante récompensée par son rendu impressionnant avec une bonne maîtrise.
Les aplats noirs
- Définition : Réaliser des aplats noirs en encrage, c’est remplir des zones entières de noir pour créer un contraste marqué avec les espaces blancs et, parfois, avec des demi-teintes ou des hachures.
- Les + : Renforce la lisibilité et ajoute de la profondeur au dessin.
- Les – : Trop de noir peut écraser les détails et déséquilibrer la composition.
- Support : Papier épais adapté à l’encre de Chine ou aux feutres noirs.
- Notre avis en bref : Une technique efficace pour structurer une illustration et guider le regard.
Le tramage
- Définition : Le tramage est une technique d’ombrage consistant à juxtaposer ou superposer des motifs répétitifs (points, hachures, croisillons) pour imiter les demi-teintes et créer du volume. En dessin traditionnel, il se fait à la main au stylo fin ou avec des trames autocollantes (screen tones). En numérique, il est généré par des logiciels d’illustration.
- Les + : Apporte des nuances rapidement et renforce le style graphique.
- Les – : Un mauvais placement des trames peut rendre le dessin confus ou artificiel, le tramage traditionnel est assez délicat à mettre en œuvre.
- Support : Papier lisse pour le dessin manuel, logiciels adaptés pour le numérique.
- Notre avis en bref : Une technique très utilisée en BD, manga et illustration, certains le font encore à la main de façon traditionnelle, mais c’est de plus en plus rare.
Chapitre 3
10 techniques de digital painting
Bien sûr, certaines techniques traditionnelles déjà décrites se transposent facilement au digital painting. Mais l’univers du dessin numérique comporte ses propres techniques, en voici un aperçu.
Le speed painting
- Définition : Le speed painting consiste à peindre rapidement une image en se concentrant sur l’essentiel, sans chercher un rendu final très détaillé.
- Les + : Améliore la rapidité d’exécution, la gestion des couleurs et la maîtrise de la composition.
- Les – : Peut manquer de finitions et ne permet pas toujours un travail poussé des détails.
- Notre avis en bref : Un excellent exercice pour gagner en efficacité et tester rapidement des idées visuelles.
Le matte painting
- Définition : Le matte painting associe peinture digitale, photomanipulation et modélisation 3D pour créer des décors réalistes. Cette technique de dessin numérique est souvent utilisée pour le cinéma, les jeux vidéo et les illustrations.
- Les + : Permet de concevoir des paysages complexes et crédibles sans devoir tout dessiner à la main.
- Les – : Exige une maîtrise avancée des logiciels et une bonne connaissance de la perspective et de la lumière.
- Notre avis en bref : Une technique incontournable pour créer des univers visuels détaillés et immersifs.
Le blending
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- Définition : Le blending en digital painting consiste à mélanger les couleurs sur la toile numérique en modulant l’opacité, le flux et la dureté des brosses. Cette étape permet d’adoucir les transitions entre les valeurs et d’affiner les volumes.
- Les + : Très bien pour donner davantage de réalisme à certaines textures, comme la peau.
- Les – : Un excès de lissage peut donner un rendu artificiel ou trop uniforme.
- Notre avis en bref : Une bonne maîtrise du blending repose sur la gestion de la pression du stylet et des réglages de brosse. L’opacité et le flux doivent être adaptés en fonction de la transition voulue, en tenant compte de la lumière et de la structure des objets.
L’utilisation des brushes texturés
- Définition : Les brushes texturés permettent de reproduire des effets de matières comme le grain du papier, les poils d’un pinceau sec ou les irrégularités d’une surface.
- Les + : Ajoutent de la richesse visuelle et évitent un rendu trop lisse ou artificiel.
- Les – : Demandent une bonne gestion des réglages pour éviter un effet répétitif ou mécanique.
- Notre avis en bref : Bien choisir et varier ses brushes texturés permet de donner plus de vie aux illustrations et de s’approcher d’un rendu de techniques traditionnelles.
Le photobashing
- Définition : Le photobashing consiste à fusionner des éléments photographiques avec une peinture numérique pour enrichir les détails et accélérer la création d’images.
- Les + : Facilite l’obtention d’un rendu réaliste en un temps réduit.
- Les – : Risque de manque de cohérence visuelle si les sources ne sont pas bien harmonisées.
- Notre avis en bref : Un outil puissant pour le concept art et la création d’environnements détaillés, à condition de bien gérer l’intégration des textures et l’éclairage.
Le glitch art
- Définition : Le glitch art exploite les erreurs numériques, comme les bugs visuels ou les corruptions de fichiers, pour créer des images originales.
- Les + : Effets abstraits et inattendus.
- Les – : Résultat souvent aléatoire, difficile à contrôler.
- Notre avis en bref : Une approche créative utilisée en art numérique et en graphisme.
Le pixel art
- Définition : Le pixel art repose sur l’assemblage de pixels apparents pour créer des images détaillées en basse résolution.
- Les + : Style rétro.
- Les – : Demande du temps et de la rigueur.
- Notre avis en bref : Une approche minutieuse qui pousse à simplifier les formes et à optimiser chaque élément visuel.
Le vector painting
- Définition : Le vector painting s’appuie sur l’emploi de formes vectorielles pour créer des illustrations aux contours nets ajustables à n’importe quel format de support.
- Les + : Résolution illimitée, tracés précis.
- Les – : Moins adapté aux effets de texture et aux fondus complexes.
- Notre avis en bref : Une méthode efficace pour créer des illustrations graphiques épurées et des compositions modulables.
Fluidité
- Définition : Parfois présentée comme un filtre, parfois comme un outil, la technique Liquify (fluidité) offre la possibilité de modifier une image en déplaçant, tordant, agrandissant ou réduisant certaines zones.
- Les + : Pratique pour ajuster des proportions, corriger des erreurs ou créer des effets surréalistes.
- Les – : Peut altérer la netteté et donner un rendu artificiel si mal utilisé.
- Notre avis en bref : Outil puissant autant pour la retouche que pour expérimenter de nouvelles formes et des effets graphiques.
Le smudge painting
- Définition : Le smudge painting consiste à utiliser l’outil doigt pour mélanger les couleurs et créer des fondus lisses.
- Les + : Permet d’adoucir les transitions et d’imiter le rendu de la peinture traditionnelle.
- Les – : Peut donner un effet plastique ou flou s’il est trop utilisé.
- Notre avis en bref : Un bon outil pour travailler les volumes et la texture des matières, mais à doser avec subtilité pour éviter un rendu artificiel.
Chapitre 3
10 techniques mixtes à tester en dessin traditionnel
L’avantage des techniques de dessin et de peinture, c’est qu’elles peuvent se combiner entre elles ! Créer sa propre technique mixte est parfois le secret du style unique d’un grand artiste. Découvrez quelques mélanges de techniques qui fonctionnent.
Fusain + craies d'art sur papier teinté
- Dans quel ordre : fusain pour dessiner et modeler les ombres, puis craies pour ajouter des rehauts lumineux.
- Pourquoi ça marche : L’interaction entre le noir mat du fusain et la texture poudreuse des craies permet un beau jeu de contrastes.
- Support : Papier teinté légèrement texturé.
- Avantages : Très bon rendu en clair-obscur, technique expressive.
- Notre conseil en bref : Très bien pour des études rapides en volume.
Encre de Chine + encre colorée
- Dans quel ordre : Encrage en noir, séchage, puis ajout des couleurs.
- Pourquoi ça marche : Le noir profond de l’encre contraste fortement avec les teintes translucides.
- Support : Papier aquarelle ou mixte.
- Avantages : Effet graphique puissant.
- Notre conseil en bref : Un mix parfait pour des illustrations percutantes aux contours marqués.
Feutres à alcool + crayons de couleur
- Dans quel ordre : Colorisation avec des feutres à alcool, puis ajout de détails ou d’ombrages aux crayons de couleurs.
- Pourquoi ça marche : Les crayons permettent d’affiner certaines zones et d’enrichir les couleurs des feutres.
- Support : Papier spécial feutres à alcool.
- Avantages : Rendu lisse et précis, idéal pour l’illustration.
- Difficulté : ★★★☆☆
- Notre conseil en bref : Un combo gagnant pour un style illustration jeunesse.
Pastel sec + encre de Chine
- Dans quel ordre : Encre en premier pour les zones sombres, pastel ensuite pour ajouter de la lumière.
- Pourquoi ça marche : Contraste entre le velouté du pastel et l’intensité de l’encre.
- Support : Papier épais et légèrement texturé.
- Avantages : Effets visuels très marqués.
- Difficulté : ★★★☆☆
- Notre conseil en bref : Un rendu contrasté, à la fois organique et pictural.
Peinture acrylique + pastel et fusain
- Dans quel ordre : Appliquer l’acrylique en base, puis superposer le pastel et le fusain.
- Pourquoi ça marche : Rien de plus rapide que la peinture pour poser le décor, le pastel et le fusain ajoutent de la texture et de la chaleur à l’ensemble.
- Support : Papier épais, carton ou toile.
- Avantages : Effets picturaux riches et expressifs.
- Difficulté : ★★★☆☆
- Notre conseil en bref : Fixez bien le pastel et le fusain pour éviter les bavures.
Encre de Chine + aquarelle
- Dans quel ordre : Encrage du dessin à l’encre de Chine puis mise en couleur à l’aquarelle.
- Pourquoi ça marche : Une encre de Chine de qualité ne bave pas une fois sèche et supporte une colorisation à l’aquarelle.
- Support : Papier aquarelle épais à grain fin ou satiné
- Avantages : Technique largement utilisée en BD et en illustration pour son rendu expressif et sa grande lisibilité.
- Difficulté : ★★★☆☆
- Notre conseil en bref : Laissez bien sécher l’encre avant d’appliquer l’aquarelle. Optez pour un liner indélébile qualité archives ou pour une encre de Chine de grande marque.
Peinture acrylique + peinture à l'huile
- Dans quel ordre : Toujours appliquer l’acrylique en premier, puis travailler l’huile par-dessus.
- Pourquoi ça marche : L’acrylique sèche vite et permet d’établir une sous-couche rapide, tandis que l’huile offre une richesse de rendu incomparable et laisse le temps de travailler les détails.
- Support : Toile, bois, papier épais.
- Avantages : Rendu profond et lumineux, coût et durée moindres qu’à la peinture à l’huile seule.
- Difficulté : ★★★★☆
- Notre conseil en bref : Un gain de temps considérable et un bon compromis pour profiter du meilleur des deux techniques de peinture.
Aquarelle + crayons de couleur
- Dans quel ordre : Poser d’abord l’aquarelle, puis affiner avec les crayons une fois sec.
- Pourquoi ça marche : L’aquarelle crée une base lumineuse et fluide, tandis que les crayons apportent un rendu plus précis et texturé.
- Support : Papier aquarelle grain fin ou torchon.
- Avantages : Permet d’ajouter des contrastes et des détails nets sans altérer les couleurs sous-jacentes.
- Difficulté : ★★★☆☆
- Notre conseil en bref : Testez avec des crayons de couleur classiques ou aquarellables.
Peinture acrylique + transfert d'images imprimées au vernis colle
- Dans quel ordre :
- 1. Appliquer une couche de vernis-colle sur le support (peint ou vierge).
- 2. Poser immédiatement l’image imprimée face contre la colle.
- 3. Lisser soigneusement pour éviter les bulles d’air et laisser sécher complètement.
- 4. Humidifier la surface et frotter délicatement le papier avec les doigts ou un chiffon doux pour révéler l’image transférée.
- Pourquoi ça marche : Le vernis-colle dissout la fine couche de papier et fixe l’encre sur le support, l’image imprimée fusionne avec la peinture acrylique.
- Support : Toile, bois, carton épais.
- Type d’images : Impression laser (éviter le jet d’encre qui risque de baver).
- Avantages : Équivalent du photobashing avec des techniques traditionnelles.
- Difficulté : ★★★★☆
- Notre conseil en bref : Appliquez une fine couche d’acrylique diluée sur l’image transférée pour mieux l’intégrer à la composition.
Crayon graphite + PanPastel
- Dans quel ordre : Croquis au graphite, puis application de PanPastel pour modeler les volumes.
- Pourquoi ça marche : Permet une pose très rapide des valeurs tout en mettant en avant la qualité des traits.
- Support : Papier légèrement texturé.
- Avantages : Gain de temps considérable et rendu doux.
- Difficulté : ★★★☆☆
- Notre conseil en bref : Choisissez bien vos outils estompeurs pour obtenir des fondus précis et pensez à fixer vos dessins.
Grâce à ce guide détaillé de 100 techniques de dessin et de peinture, vous avez sous la main une mine d’idées pour expérimenter et trouver votre style ! Et vous, quelles sont vos techniques de dessin préférées ou vos recettes secrètes pour mixer les médiums entre eux ? Nous avons hâte de lire vos commentaires ! Vous souhaitez encore approfondir vos connaissances ? Jetez un œil à notre lexique des 100 termes les plus utilisés en dessin.
Angeline
Rédactrice SEO et Modératrice
Fan de peinture, de composition et de cinéma, elle réapprend le dessin avec les formations d'”Apprendre à Dessiner”. Sa voix est aussi familière à la communauté sur Discord, où elle partage sa passion et accompagne les autres membres dans leur parcours artistique.